Réinsertion sociale:L’Aje ouvre un débat avec les détenus de la MAC de Saint –Louis

L’Aje ouvre un débat avec les détenus de la MAC de Saint –Louis

Dans  le cadre du déroulement de son programme, l’Association jeunesse espoir de saint –louis (Aje) a tenu un atelier à la maison d’arrêt et   de correction de la ville pour débattre avec les détenus de leurs difficultés, mais aussi des mécanismes à mettre en œuvre pour leur meilleure  réinsertion après leur peine carcérale.

Le débat était participatif et les détenus de la maison d’arrêt et de correction de saint –louis ont fait parler leur cœur, au-delà évoquer les problème auxquels ils sont confrontés, les pensionnaires de la mac ont listé différents mécanismes pour les aider à une meilleure réinsertion .Car , comme le soutient l’un d’entre eux , »il existe une stigmatisation notable de la société sénégalaise , quand on sort de prison ».

En fait, lors des débats, l’on se rend compte que ses personnes privées de liberté, une fois à la sortie, ont du mal à reprendre une existence normale .Et pourtant , pense un détenu, « il y a parmi nous des électriciens , artistes ,etc. .Ainsi, il serait bon d’équiper les différents ateliers de la mac afin que l’on perde  pas la main à notre sortie ».

Mieux encore ,pense un autre , « nous sommes dans la vallée du fleuve ,pourquoi ne pas rechercher des certaines d’hectares et y faire travailler les détenus ? » pour ce détenu ,cette démarche aura un double voir un  triple apport .De ce fait ,avance-t-il , « le détenu va s’occuper, gagner de l’argent avec le travail qu’il abat dans la ferme et plus tard préparer sereinement sa sortie de prison » .Dans cette approche ,pense un incarcéré , « le plus important ,c’est qu’aujourd’hui on parle du programme d’autosuffisance en riz ,et  je pense que nous pourrions apporter notre contribution ».

Le témoignage le plus poignant a été celui d’un mineur qui s’est battu pour passer l’examen du Bfem avec  l’appui des autorités pénitentiaires de la Mac .Mais hélas il n’a pas pu obtenir ce parchemin. Et il à une explication très simple : « je suis mineur, j’ai fait une erreur, mais je reconnais que ma place n’est en prison, car ce lieu n’éduque pas, au contraire il participe à pervertir la personne qui y réside », avoue le mineur, avec un trémolo dans la voix.

Pour le jeune détenu et bien d’autres encore pensionnaire de la Mac de saint –louis, il faut repenser lieu carcéral, car on en ressort pour la plupart beaucoup plus aguerri et prét à faire des erreurs à nouveau. Après les débats, Fara Ndiaye ,coordonnateur de l’Aje ,a expliqué leur démarche à l’assistance. Pour lui ,il s’agira ,à travers ce débat, de lister les nécessités et d’aller à la recherche de financement , pour apporter des solutions. M.Ndiaye à salué la  maturité des détenus , qui veulent participer à leur manière ,à l’emergence surtout en ce qui concerne l’agriculture.

Fara Ndiaye est aussi revenu sur les différents objectifs de l’Aje qui veut favoriser la réinsertion socioéducatif des jeunes en situation de vulnérabilité et participer au retrait des enfants de la rue , tout en luttant contre la mendicité. A travers cette démarche , l’Aje dont les membres travaillent dèpuis années dans l’humanitaire , veulent avoir une nouvelle approche novatrice qui consiste à donner davantage la parole aux personnes en difficulté.          



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